31/05/2010

Le retour des Amish

Arcade Fire // Month of May
Comme on est une équipe plutôt cohérente par ici je me dois de préciser que je n'ai pas dormi de la nuit non plus. Pas à cause d'une souris, juste que des fois le sommeil s'obstine à me fuir et je me donc retrouve à passer la nuit sur des sites de jeux suscitant plus ou moins mes compétences intellectuelles.

Après avoir lamentablement échoué à scorer de manière conséquente à chacun des jeux, j'ai finalement laissé tomber pour m'endormir sur les coups de 7h30-8h du matin. Je me suis un peu reposé, ai mangé un pain au chocolat, bu un jus d'orange et fais péter Joeystarr à fond pour me réveiller et pour énerver mon voisin d'en face qui est flic (certes la provocation est de bas étage, je peux faire bien mieux merci de me le rappeler mais j'ai encore la tête un peu embrouillée et quand je ferme les yeux je vois encore des carrés rouges et des ronds bleus défiler devant mes yeux).

Bref rien d'anormal à première vue mais c'est comme ça que les plus grandes histoires arrivent. Je suis sur que le jour où Pasteur à découvert le vaccin contre la rage il s'était d'abord fait un petit dej conséquent, tapé la bise à sa femme, filé un coup de pied au cul à son chien qui bloquait la porte et hop au boulot. Bref on est en encore aujourd'hui à se toucher sur un barbu du Jura, mort depuis cent quinze ans et qui soignait des moutons. QUOI QU'IL EN SOIT c'est comme ça que je suis tombé sur deux nouveaux titres d'Arcade Fire et ma journée en a été changée. Personellement je préfère le deuxième qui tombe comme un truc tellement évident que tu te demande pourquoi quelqu'un n'y a pas pensé plus tôt.
Arcade Fire // The Suburbs
Bealdo

28/05/2010

Gil Scott-Heron- I'm New Here. (Eh, on a le droit d'être en retard parfois, ça va hein)



Essaie pas de m'embrouiller en me disant des trucs comme "Mais l'album est sorti en février", "A 10h34 on dort normalement" ou " Passer la nuit à regarder Déco pour tenter d'oublier qu'il y a une souris dans ton appart est tout bonnement pathétique". Jte préviens tout de suite, jsuis pas d'humeur. Jme suis battue toute la nuit contre ma phobie, alors je crois que tu peux lire dans mes cheveux hirsutes et mes yeux cernés qu'il vaut mieux pas m'emmerder.
Je pourrais tout te dire sur la pose du béton ciré sur un mur, ou sur l'étonnante faculté des souris à s'adapter, c'est à dire à finir par ne plus mourir, mais seulement être assommées par une dose de mort-aux-rats, ce qui rend l'animal assez flippant, t'en conviendra: invasion du monde et domination de celui-ci par les souris, ce genre de merdes... Donc si je fais la review d'un album sorti en février, en l'occurence celui de Gil Scott-Heron, I'm New Here, (Février 2010, Beggars Banquet- et là je te parle pas de l'album des Stones mais de la maison de prod, gogogle), tu m'en tiendras pas rigueur. Et considère ceci comme un ordre.

Donc. Gil Scott-Heron. Pas que je sois une fana des clichés américains, mais vraiment, on voudrait presque écouter ses chansons avec un brin de blé dans la bouche. Surtout I'm new here, qu'on se voir bien fredonner à l'ombre d'un arbre, avec un chapeau de paille tout miteux et une furieuse envie de s'assoupir.

Gil Scott-Heron, je le connaissais surtout pour The Revolution will not be televised, un peu comme tout le monde je crois. C'est à cette époque que je me suis rendue compte que Keziah Jones était qu'un copieur, et que même si il faisait ça bien, le bougre, c'était quand même du recraché.

J'ai parfois l'impression qu'on arrive à faire du bon blues qu'une fois vieux. Je sais pas si c'est la voix tremblante ou pleine de whisky, ou l'expérience des années, mais du blues ne me semble bon que s'il sort d'une vieille gorge fripée. Ou de celle de Tom Waits, ce qui en définitive donne le même résultat. I'm New Here est un excellent album de blues, mais pas seulement. Et c'est peut être bien ça qui fait qu'il entre dans ma bibliothèque d'albums incontournables. Mais ouais, le genre de disques que quand tu vas chez quelqu'un que tu connais pas trop, tu te dis direct qu'il doit être quelqu'un de bien puisqu'il possède l'une de ces galettes ( on citera alors Rain Dogs, Whiskey for the Holy Ghost, The Piper at the Gates of Dawn, et plein d'autres trucs autrement moins mythiques mais très très bons. Je m'arrête là dans ma liste parce que je suis pas là pour ça et qu'en plus j'ai encore la tête dans le cul, et donc les idées pas très claires. Tiens ça me donne une idée d'article ce bordel d'albums qui font de toi quelqu'un de bien)

Ouais, I'm New Here pourrait aussi être un super album de Hip-hop. Les arrangements de Me and the Devil donnent tout simplement envie de sortir son Grillz (d'ailleurs tiens, y'en a des très jolis ici). T'as envie quand t'écoute cette chanson de te balader dans la rue, ave ta capuche, avec le Devil, side by side.
Et l'album est comme ça tout au long des 15 morceaux. Un petit bijou de blues, avec semées par-ci, par-là, des pépites. Comme New York is Killing Me qui renoue avec la tradition blues d'arriver à faire de la musique avec juste une voix et des mains qui frappent. D'ailleurs, elles frappent le genre de rythme que nous, simples terriens, ne parviendrons jamais à reproduire.
I'm New Here, reprise de Smog, te cloue par terre, littéralement. Il transforme ça en blues, putain, et la chanson n'en est que meilleure.



Et je crois que ce qui scotche le plus, c'est que cet album a été écrit en prison. Trafic de cocaïne. Pas bien, Gil. Pas bien. Et finalement, quand tu sais ça, et aussi que les interludes parlés sont des extraits de poèmes de son recueil The Last Holiday, le tout te paraît comme un cri, une alerte, le dernier cri déchirant d'un animal qui va pas tarder à crever. Et ça serait con de pas l'écouter.

Average Cabbage

Gil Scott-Heron: I'm New Here/ New York Is Killing Me

13/05/2010

I R(o)ULE THE WOOORLD



Je n'ai pas le coeur sensible. Moi pleurer? Haha. HA HA. Mais grosse blague, grooosse blaaaague. Tout ça, ce n'est que la myxomatose bien sûr. Il y'a que deux choses qui peuvent m'émouvoir : une chorégraphie des Poppys et des gamins de 8 ans avec des skateboards (et là je me rends compte que les deux ont à voir avec des enfants, je flippe quelque peu). La premiére raison est aisément compréhensible pour tous, jveux dire, ils sont là avec leurs petits sous-pulls et puis leurs mains qui gigotent. Et je t'explique la deuxiéme : j'étais là, à acheter ma glace mars-créme brulée, quand au coin de la rue, y'a une bande d'enfants qui se raménent skate sous le bras. WTF! J'en avais jamais vu des si petits. Je te le dis mec, la planche aussi grande qu'eux et je suis même pas sûre qu'ils avaient une mêche. Du potentiel cool. La vive envie d'arracher les patchs Linkin Park de leur Eastpack et de leur foutre un CD des Strange Boys entre les mains, pour qu'aprés ils me vénérent, que j'ai ma propre armée d'enfants, même pas à fournir l'arme, et que bien sûr je réussisse à contrôler le monde entier et avoir tous les glaciers du monde à mon service.

Bon HUM voilà HUM. Du coup, je demandaiiiis comme çaaa si j'étais la seule à taper dans google : peut on commencer le skate à 20ans quand on est une fille bientôt obése puisqu'elle passe sa journée devant Disney Break? En tout cas, si il y'en a, je le saurais grâce à notre tracker que j'aime (là je fais une spéciale dédicace à "pommade mal de fesses" et "vélo avec un gode"). Je suis bien consciente que bon, il est un peu tard pour moi tu vois, enfin je crois, enfin j'arrive à m'emmêler les jambes jveux dire et pas parce qu'elles font deux métres de long. Pour tout te dire, à l'époque, mon seul rapport avec le skate c'est mon frére qui revient du skate-park avec le jean troué et les mains rapées par le bitume (pure marade btw), Tony Hawk sur Playstation et Sum 41. Aujourd'hui t'inquiétes ma vision a évolué, j'ai dit stop aux grandes saucisses aux cheveux décolorées, sans poil, qui portent des baggys et qui montrent leur fesses. Bon je garde le côté exhibitionniste (ok, ne tapez pas exhibitionniste sur google), des cheveux sales sans gel (PUTAIN d'important), et bien sûr la moustache! la moustache!

J'en connais pas vraiment plus sur le skate en fait. Tout ça réleve juste de l'émerveillement le plus total. Et ici j'accuse Youtube. Je suis tombée sur une vidéo de danois. Des danois...qui font du skateboard...mais genre les longues jambes et tout quoi, et même pas le nez pété. Glamour quoi. Je crois quand même tout ça a commencé avec le clip de Coconut Records, Jason Schwartzman là. Et malgré le fait que j'ai la raaage contre la West Coast en ce moment, je ne renierais pas cette chanson. Et puis aussi dans Bored To Death episode 4 (oui alors je suis à peu prés capable de te dire ce qui se passe dans chacun des épisodes de mémoire), cette scéne mémorable :



Et aussi le moment mignon à 6m25 <3lolilol. href="http://www.youtube.com/watch?v=qpWozptg1rA">vidéo qui fera battre le coeur des filles, parce si c'est pas le truc le plus beau qu'elles verront de toute leur vie, je veux bien enlever mes Vans.


W.U.

10/05/2010

Démons* Satanisme et cotillons* Pavarotti on the run* De l'état de la jeunesse buveuse de bières en France


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Puisque tout le monde fait ressurgir ses vieux démons (la playlist du pape en tête en souvenir d'un temps où ce qu'il avait dans le pantalon pouvait encore présenter un semblant de vigueur néanmoins inutile) l'idée m'est venue de m'y mettre aussi. Pour la première fois donc: une tentative d'article argumentée où on ne posera pas le constat que MON avis est le plus important (puisque vous ne pouvez rien y faire, je suis tout puissant) et que vous pouvez vous y conformez ou vous foutre un concombre dans le cul.
C'est donc au service d'une noble cause que j'écris, à savoir la liberté d'expression dans le death metal. Ce n'est un secret pour personne: j'ai eu pendant un moment les cheveux plus longs que la décence ne l'autorise et mes préférences musicales allaient aux groupes obscurs (dans tous les sens du terme) de metal comprenant bon nombre de dérivés de celui ci. Conjugués aux affres de l'adolescence (fringues pourries, attitude appelant des coups de tuyau de plomb dans la mâchoire, propension à boire de la bière de merde et finir bourré comme David Hasselhof au bout de trois canettes...) ces deux éléments donnaient un ensemble pour le moins effrayant. Revenu d'entre les morts et du pays des cheveux sales, j'y fais aujourd'hui un dernier détour dans un but pseudo politique et dans un désir tout adolescent de provocation (c'est avec de genre de trucs que je me rends compte que j'ai encore 19 ans). Mentionner la ressemblance frappante entre Christine Boutin et un phacochère n'est pas sans doute le meilleur point pour commencer une argumentation convaincante mais il fallait le placer quelque part (obligation contractuelle) et je n'ai pas trouvé de meilleure place (c'est ce genre de trucs qui me fait réaliser que je n'aurais jamais pu intégrer Science Po). Néanmoins ladite Christine, amie des prostituées, échangistes , sado maso hard et de tous les types de sexualité non conventionnels puisque, comme elle précise, elle même c'est « une femme très ouverte » (passons sur le sous entendu explicitement sexuel de cette affirmation, je veux dire: qui dit des trucs pareils à part quelqu'un de VRAIMENT affamé ?) et que nous ne la connaissons pas bien, s'est illustré ces derniers temps en se faisant la fervente présentatrice de la bonne morale citoyeno-chrétienne-traditionaliste. Pour faire court Christine est choquée d'entendre des groupes comme Dimmur Borgir dire qu'ils vont égorger tous nos enfants et les enterrer sous de la merde de chameau. Rajouter à cela les nombreuses provocations pseudo satanistes et vous obtiendrez un cocktail que Christine refuse de voir servi à une génération désabusée et trop facilement influençable. Deux problèmes se dégagent ici: le manque de sens de l'humour certain des membres de la classe dirigeante et le fait que ladite classe dirigeante prend VRAIMENT la jeunesse de ce pays pour une bande de bœufs attardés, disposant d'un cerveau aussi rabougri que le pauvre appareil génital du saint père (j'ai récemment rêvé que le pape disposait de tout un arsenal à la pointe de la technologie dans le pantalon avec des tas de tuyaux, fils électriques, pompes hydrauliques et autres genre de merde dans ce goût là mais cela semble trop horrible pour être décrit publiquement).
Le metal (et tous ses dérivés en « death », « black », « trash » ou « pinball wizard facial trasher ») est un genre violent, c'est un fait puisqu'il est très majoritairement masculin et tout le monde sait comment les hommes se comportent au contact du bruit et de la bière, et la provocation fait partie de l'ensemble (de la même manière que lorsque l'on commande un menu Best Of au Macdo on ne s'étonnera pas de voir des frites sur le plateau, quand on écoute Sepultura on ne s'attend pas à des comptines à chantonner dans les bois ou des appels à tendrement enlacer son voisin dans un délire hippie façon « brothers and sisters » ). C'est un moteur de vente et une manière de se démarquer. La faute au système qui pousse à aller plus loin: on tombe dans une sorte de concours de bite risible où celui qui ira le plus loin gagnera. Je ne stigmatise pas ici le metal puisque la même chose se fait dans le rap et un peu partout ailleurs. Du coup on assiste à un nivellement par le bas de la musique puisque celle ci est mise de coté au détriment de l'attitude. Sans développer de manière plus poussée (puisque cet article prend déjà la forme d'un compte rendu de toutes les séances de l'assemblée nationales de l'année) il faut signaler que les deux vont normalement ensemble, c'est comme ça que se construit un mythe (l'exemple des Sex Pistols est assez parlant). On pourrait développer encore des heures sur le culte de l'image grandissant, la glorification de la violence et ce genre de merde mais on n'est pas là pour ça.
Plus important encore: en écoutant Dimmur Borgir il faut vraiment se concentrer pour entendre les histoires de merde de chameau. Quand je dis « se concentrer » je veux dire « avoir une oreille vraiment exercée à ce type d'exercice » puisque la majorité des auditeurs n'y entendra que « RWWWWWWWWWWWAAAAAAAAAAABLOODRTRTRTRTRTFUCKPRPRPRPRPRANALSEXRRRRRRRRRRRTTT un chien » et des trucs du genre. Supposons maintenant que la majorité de l'auditoire comprenne les textes. Le problème n'est pas différent: les types sont conscients de ce qu'ils vont voir ou entendre, ils sont venus voir un truc extrême et ils ont payé pour ça. C'est une sorte de contrat: je le sais, je l'ai fait aussi et si le mec ne me crachait pas du faux sang à la gueule je ressortais dégouté, avec l'impression de m'être fait voler. De plus ce n'est pas parce qu'un groupe prétend vouloir « baiser toutes les putains de Babylone », retourner les croix dans les églises et servir Satan que des masses de jeunes, abrutis par tant de violence verbale anti cléricale vont se ruer profaner des cimetières ou pratiquer le sexe anal avec des animaux sur les autels. Prenons le problème à l'envers: si Franck Michael venait à faire un titre exhortant à tirer sur les moins de 30 ans au fusil de chasse, assisterait on à une partie géante de chasse à l'homme organisée par tous les clubs de Scrabble et de « Questions pour un champion » de France réunis ? Les critères sont bien bas dans ce pays et ce n'est pas parce que quelque part deux abrutis ont tenté un ravalement de façade expérimental à base de fusil de chasse après avoir écouté Judas Priest à l'envers (cela m'a d'ailleurs toujours laissé perplexe: quel genre de personne écoute un disque à L'ENVERS ? Ces types devaient très honnêtement s'emmerder au delà de l'imaginable) qu'ils ont été suivis par une vague d'imitateurs convaincus du message satanique véhiculé par le groupe. Judas Priest est un groupe de merde et si leurs fans se suicident c'est sans doute de honte. Ajoutez à cela que le satanisme n'est qu'une pauvre blague imaginée par un hippie ayant beaucoup trop fumé se prenant pour l'antéchrist (Aleister Crownley) et vous aurez une idée du potentiel dangereux de l'ensemble. Contrairement à ce que l'on tente de nous faire croire, les jeunes ont encore un cerveau et savent s'en servir quand l'occasion se présente. Ils savent faire preuve de discernement et tant que ce qu'ils écoutent continuera à mettre leurs parents dans un état de nerf infernal ils continueront. Les fans de metal ont peut être une hygiène corporelle douteuse et une propension anormalement élevée à hurler des choses bizarres comme « RRRRRWWWEE » les chances pour qu'ils se mettent à s'organiser dans le but de détruire une religion ou la société sont égales à celle qu'a Pavarotti de devenir recordman du monde du 100m (ce qui équivaut à dire qu'une mangouste à toutes ses chances de bouffer un grizzly lors d'un face à face).


Bealdo

07/05/2010

Viens voir Papa.




OH NOM DE DIEU. V’là t’y pa que je viens de tomber sur une pépite. Ca arrive, ce genre de choses là. Tu vas faire de la pêche à la carpe avec ton père Dick, qui t’as appelé Dick Jr à ton plus grand damn, tu posse un cul sur un rocher, et là BAM, surprise, tu te retrouve avec une pépite dans le pétard.
C’est un peu la même chose qui m’est arrivée hier soir. Nonchalamment, mais sans indifférence, gaiement mais sans goguenardise (remarquez là la marque de mon amour pour le mot « goguenard » et tous les mots en dérivant ou l’évoquant vaguement au niveau sonore, comme goguenarde, goguenardise, goguenots, groggy, gnôle, gargarisme, et j’en passe), je me baladais sur la grande avenue qu’est le monde des blogs,le cœur ouvert à l’inconnu des pages virtuelles, lorsque, Ô SURPRISE, je tombe sur une PEPITE. Une amie à moi, celle qui a un blog assez cool, nous faisait part des étonnantes choses que l’on peut trouver en surfant sur des blogs catholiques intégristes, rédigés, soit dit en passant, par des élèves de mon école (OH OUI SCIENCES PO ELITE DE LA NATION, FIERTE DE LA PATRIE, IMAGE DE LA France), lorsque, goguenards et groggys, nous tombons sur LA PEPITE.
Je sais, trop de suspens tue le suspens, alors je balance la purée, sans équivoque, sans préparation. Tu vas te la prendre dans la face, façon monkey, tu vas pas comprendre.
LA PLAYLIST DU PAPE

C'est pas que je soit contre la foi et ce genre de bordels, mais les gens déguisés me font peur. Le pape est TOUJOURS déguisé, donc par définition il me fait peur. En plus de ses opinions plus que limites, qu'on ne développera pas ici parce que le but de ce blog n'est pas de parler de choses intelligentes.
Benoit, celui qui n’a pas eu assez d’originalité pour trouver un autre nom que celui porté par déjà 15 autres vieux puceaux, est un fin mélomane. Pour le prouver, il a délivré à ses dévots fidèles une playlist « top méga cool, qu’on peut écouter en buvant du jus de fruits et en mangeant du surimi ».
Bon bon bon. Va falloir qu’on s’y attelle, à cette playlist. Parait qu’elle a été publié pour montrer que le conducteur de la Papamobile « aime le rock n roll ». J’ai envie de dire KREUM KREUM.

NUMBER ONE:

Revolver- The Beatles

Hé bien hé bien. Il nous écoute de la musique de sauvage, le Beubeu. Quand même, « We all live in a yellow submarine », violent. La violence. Me souviens l’avoir écoutée en CE1, dans les cassettes vidéo d’apprentissage de l’anglais. MAIS OUI. BON SANG MAIS C’EST BIEN SUR. Eleanor Rigby: « Eleanor Rigby, picks up the rice / in the church where a wedding has been ». Mais mec! T’as pas compris! Ok ils disent « Church », mais putain, cette pouffiasse d’Eleanor a VOLE le RIZ dans une EGLISE. UN LIEU SACRE. (je conviens là de mon utilisation exagérée des majuscules m’enfin, faut ce qu’il faut).

Et hop, une petite version Mariachi juste pour toi.





If I could only remember my name- David Crosby

Mais merde, le mec a quand même dans sa vie écrit une chanson « prônant la vie à trois » selon Wikipédia. Dis donc Beubeu, t’aurais pas envie d’inviter une petite poulette, histoire de pimenter ta vie avec Jehova? (comment ça on dit pas son nom). Sans ajouter qu’il invite le Jefferson Airplane, Quicksilver Messenger Service, ou encore Joni Mitchell à taffer avec lui. En d’autres termes, une bande de faux hippies dégénérés persuadés que des cheveux longs vous donnent l’air cool. Ca y contribue parfois, mais pas TOUJOURS.

The dark side of the Moon- Pink Floyd
Je mentionnerai juste que cet album a été élu meilleur album pour faire l’amour, à plusieurs reprises. En vous laissant juger par vous-même des sous entendus.

Rumours- Fleetwood Mac

Fleetwood Mac fait de la musique de merde, c’est un groupe de merde. Je ne m’acharnerai pas à faire une review d’un des nombreux albums merdiques qu’ils nous ont pondu. En plus celui-ci a enregistré des records de vente, ce qui me fait le détester encore plus. C’est de la musique pour trentenaire calvitié qui va voir des concerts dans des stades. Point.

S’ensuit une longue liste de daubes en matière de rock ou de pop music, parmi lesquelles le Nightfly de Donald Fagen, Achtung Baby de U2 ( le lecteur averti aura compris ma haine viscérale de ce groupe), un album d’Oasis et un autre de Santana. Notons quand même la présence de Thriller, qui, je ne sais par quel procédé magique, ne parvient jamais à se faire détester totalement.

Avoue, tu kiffe ta mère.

VITE VITE VITE, TOUS A L’EGLISE.
J’éviterai toute blague sur les curés et les petits garçons. Déjà trop vues.

Pour finir, j'ai jamais voulu être quelqu'un d'autre, m'enfin là quand même, j'aurais bien voulu porter un K-Way rouge.





Average Cabbage



05/05/2010

The Special Geek



J'ai été désignée pour relancer la machine. Apparement, j'aurais plus de temps que les autres, genre j'ai fini mes partiels tout ça. En vérité, écouter Kraftwerk peut prendre beaucoup plus de place dans une vie que ce que l'on pourrait penser.
Heureusement pour vous, le mauvais temps et la neurasthénie sont revenus dans ma vie en même temps que les vacances. Plutôt que de regarder l'intégrale des émissions de Jean Luc Delarue pour remédier à mes problémes, j'ai préféré me réconcilier avec la musique de mes débuts. Je me suis fait un peu mal en réécoutant Pleymo, ai redécouvert mon grand amour pour Primal Scream, et les Vines sont décidement ceux que j'aimerais pour toujours. Tu le remarques, j'ai une passion pour les cheveux gras (du temps que c'est pas sur moi). A ce moment, tu ne me vois pas forcément arriver avec mes gros chaussons en peau de panthére. Mais, MEC, cheveux gras, ça rime avec Nirvana.
Voilà, alors tu vois, comme ça, je recherchais dans mon étagére à CDs, pis j'ai trouvé Bleach. Et je me suis rappelée que j'avais quand même aimé ce disque à l'époque. Le truc gravé est tout jauni et rayé, c'est dire. Et j'ai toujours des posters de Kurt Cobain sur mes murs. Alors oui on peut dire que je l'aime, que c'est mon idole et que j'ai encore des tee shirts que je portais au collége.
Bon je m'ennuie, j'ai besoin de frisson, putain mec, je vais téléchargé un film. Je ne me remets pas de mon retour au grunge, il fait gris et j'ai envie de chialer. Bon écoute, About A Son me paraissait tout indiqué. About A Son, c'est ce film où on fait qu'entendre Kurt Cobain, il cause de là où il habitait, ce qu'il faisait quand il était petit à Aberdeen. Tout ça en précisant que "Fuck'em".
Ca a réveillé au début ma grande jalousie de pas habiter dans le Nord des Etats-Unis. Ok Atlanta, mais mon véritable amour c'est l'état de Washington. C'est gris et humide, il y'a des forêts et des petites maisons. Puis Kurt t'explique qu'il a longtemps cru être le fils d'un extra terrestre, qu'il était fier d'être gay sans l'être, et que la bibliothéque est un bon endroit pour voir passer les journées. La vérité des fois j'ai pas tout compris, puisqu'en temps que trés bonne anglophone (HAHAHA), je ne suis pas donnée la peine de chercher des sous titres. Mais finalement ce n'est peut être pas ce qu'il raconte qui est important, tu pourrais aller lire sa page wikipédia quoi. Juste aimer Seattle la nuit (et j'ai été trés fière de reconnaitre la ville de moi même, Grey's Anatomy ne m'a pas aidé HIN).
Tu remarques de toi même que j'ai terriblement de mal à parler de ce que j'aime. Je suis incapable de décrire les petits pincements dans mon coeur que m'ont fait les Vaselines à Olympia ou Iggy Pop dans un restaurant. En tout cas, j'ai commencé le film les yeux piqués par mon parfum (j'aime le parfum) et ils étaient dans le même état à la fin, pour les raisons dont tu te doutes (j'aime les pleurs).
Ton moral n'en ressortira pas meilleur, mais je t'assure que le scénario et les paysages sont mille fois meilleurs que ceux d'Avatar, le bonheur de ne pas avoir gaché d'argent.

W.U.